LE NOISETIER A PLUMES ( 2 )

Lieu d'échanges et de convivialité, pour parler de tout et de riens, de Ségolène, du PS, de nos coups de coeur, de nos coups de gueule (mais TOUJOURS avec courtoisie!) ...

30 avril 2009

Cinq cerveaux et une shiva

Une photo énigmatique de Mme Sarkozy en nouvelle Shiva

 

C’est à croire que, par les temps qui courent, les stratèges de la publicité présidentielle aient jugé utile de faire connaître au monde que le président Sarkozy et son épouse sont toujours amoureux après un an de mariage. Le problème se poserait-il ? Ou faut-il donner au peuple un peu de rêve entre la crise économico-financière et cette grippe au nom changeant qui a soudain curieusement envahi les médias avec ses masques de prévention ?

Le Figaro.fr a publié une bien étrange photo du couple, mercredi 29 avril 2009, prise par E. Feferberg et diffusée par l’AFP. « Un moment de tendresse à Madrid, dit seulement la légende, dans les jardins du palais Royal, pour le couple présidentiel lors de sa visite officielle en Espagne. » Pourtant, quel moment divin !

La métonymie de la tendresse

Photographiés en plan américain, les amants s’étreignent dans un décor arboré et fleuri mais dont le flou crée une mise hors-contexte. Le regard, en effet, ne doit pas être distrait par le décor qui entoure les personnages. Seule l’étreinte des corps qui ressort dans un beau contraste de couleurs avec ce vert paradis, doit retenir l’attention : lui tourne le dos pour que son épaule et sa joue encadrent le visage de son épouse. Il échappe surtout ainsi à une posture qui n’aurait rien eu de présidentiel mais aurait peut-être frisé le ridicule.

En revanche, tête inclinée, yeux fermés et doux sourire aux lèvres, l’amante est toute entière abandonnée à l’ivresse qui la transporte en le pressant contre elle. Elle livre ainsi la métonymie attendue de la tendresse qu’elle éprouve toujours pour son mari malgré le temps qui passe, elle qu’on a dite si inconstante. Car c’est elle qui est à la manoeuvre : ses mains sont bien à plat dans le dos de son mari pour le retenir contre elle, tandis que lui paraît plus réticent à l’effusion. On croirait même qu’il se défend contre l’assaut fougueux de son amante : il ne la tient des mains qu’aux épaules quand elle lui plaque ses mains doigts écartés dans le dos pour le serrer au plus près.

Le leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée

Comme il se doit, le leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée est employé pour faire croire à la fiabilité de la scène. Les deux amants paraissent surpris dans un moment d’intimité loin de tout témoin et surtout des caméras. Ils n’y prêtent en tout cas aucune attention. Le décentrage des personnages sur la gauche tend à donner l’illusion d’un instantané pris à la va-vite : le photographe n’aurait pas eu le temps de cadrer la scène comme cela est possible quand les personnages posent à loisir.

Il s’agit de donner l’impression d’une scène extorquée à leur insu et/ou contre leur gré, donc plus fiable. Or, ne serait-il pas naïf de croire qu’un photographe ait pu approcher le couple présidentiel sans y avoir été expressément autorisé ? Le président Sarkozy est trop préoccupé par les images qu’il autorise à livrer de lui-même. On est même tenté de supposer, vu sa petite taille par rapport à son épouse, que, pour la dominer presque de la tête comme il le fait, il a dû grimper sur la valise du photographe, comme ça lui est arrivé de le faire avec l’ancien président Bush (voir ci-dessous). C’est peut-être, après tout, la crainte de tomber de la valise sous la pression de son épouse, qui lui donne cette allure maladroite de quelqu’un en déséquilibre qui prend appui. La mise en scène d’ "une information volontairement donnée", et donc d’une fiabilité incertaine, n’est en tout cas pas contestable.

La métaphore de l’amour dévorant ou une simple farce ?

En douterait-on encore qu’il reste une incroyable énigme qui la confirme. A y regarder de près, on se demanderait même s’il s’agit bien de Mme Sarkozy. Le visage, à l’évidence, est bien le sien mais les quatre bras qu’elle déploie, étonnent tout de même : ils font penser, par intericonicité, à ceux de la déesse Shiva : deux d’entre eux étreignent bien l’époux mais les deux autres s’emploient à faire autre chose : l’un tient un sac à main, l’autre paraît avancé pour se retenir à un tronc d’arbre par exemple, qui sait ?

En viendrait-on dans la stratégie publicitaire présidentielle à livrer des métaphores divines pour l’édification non plus des citoyens, mais des fidèles ? Voyez, dit cette image pieuse, comme Mme Sarkozy est capable de se mettre en quatre en dédoublant ses bras pour témoigner à son époux un amour dévorant. À moins tout simplement que le photographe distrait ou farceur ne se soit assoupi au cours de son laborieux travail de retouches...

 

Paul Villach sur  AGORAVOX

Documents joints à cet article

Une photo énigmatique de Mme Sarkozy en nouvelle Shiva

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04 avril 2009

OH, SHOCKING! La reine et la première dame oublient le protocole à 19h37...

Extrait:
... "Sacrilège ou geste anodin? il existe peu de précédents. Les journaux britanniques avaient fustigé l'ex-Premier ministre australien Paul Keating en 1992 pour avoir osé enrouler son bras autour de la reine. Le dirigeant avait alors été surnommé «le lézard» dans les tabloïds.

Selon le Monde, cet élan d'audace de Michelle Obama aurait coûté à la première dame des Etats-Unis «un regard assassin» de la reine qui aurait même eu «un petit geste de recul» avant de se montrer «indulgente» en «blâmant le décalage horaire».

Le site Internet du magazine Voici parle quant à lui «d'un crime de lèse majesté» qui scandaliserait, tout comme le cadeau offert par les Obama : un ipod, alors que la reine en possédait déjà un.

Pourtant, les images diffusées par la BBC (voir la vidéo) et reprises par plusieurs journaux ne montrent pas une reine choquée. Elisabeth II place elle-même son bras autour de la taille de Michelle Obama.

L'AFP a sa propre version de l'histoire, dans laquelle c'est la reine qui prend les devants et ose un geste de la main envers...Barack Obama. Michelle aurait répliqué en donnant une accolade plus franche à Elizabeth II."...

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Mon commentaire:  L'avenir du monde en dépend... C'est sûr...

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31 mars 2009

HUMOUR : Bientôt un nouvel avion pour Sarko

Un nouvel avion 100 % "bling-bling" pour Sarkozy?

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29 mars 2009

Le Queen-Martine en panne de gouvernail

            

Le Queen-Martine en panne de gouvernail

sur PUZZLE SOCIALISTE

            

queen-marftine.1238230198.jpgTropisme imputable à quinze années de chroniques automobiles, l’image du moteur tournant à vide s’est d’abord imposée. Le PS serait un quatre-cylindres (les motions A, C, D et E de Reims) menacé de sur-régime (il court derrière les manifs, dénonce les atteintes aux libertés, réclame une loi contre les rémunérations excessives des patrons…) mais qui n’embraierait sur pas grand’chose. Mais en  réalité, ce n’est pas un problème de transmission qui affecte ce parti. C’est un problème de direction, d’orientation. D’où l’image, probablement mieux adaptée, du navire en panne de gouvernail.
 

queen-mary.1238230594.jpgAinsi donc, le paquebot Hollande (il y eu bien un paquebot France) rouillait à quai dans le port de Solferino. Depuis le naufrage de 2002, il n’avait jamais pu reprendre la mer. En novembre, un nouvel équipage a pris les choses en main et le bâtiment a été rebaptisé Queen Martine. Depuis quelques mois, une épaisse brume gène la visibilité de toutes les mers de la planète mais les amarres ont été larguées. Dans la salle des machines, de grandes pelletées de communiqués du secrétariat national ont été jetées dans les chaudières médiatiques (ca ne fait pas vraiment avancer le paquebot mais de belles volutes de fumée s’échappent des cheminées). Foin de mauvais esprit : un contre-plan de relance a été élaboré, les manifs n’ont plus été désertées, un Laboratoire des idées a été constitué, le contact radio avec les socialistes européen a été rétabli et un Forum des territoires mis sur pieds. Reste un détail : il y a quelqu’un à la barre mais il n’y a pas de gouvernail.

En ces tequeen-mary-2.1238230635.jpgmps de crise et de désarroi social – et « sociétal », n’ayons pas peur des grands mots - la fonction de l’opposition doit être de proposer une autre direction. De Tony Blair à Barack Obama en passant par Nicolas Sarkozy, ceux qui ont ces dernières années remporté des élections ont su donner du sens à leur discours avec un message lisible et des priorités identifiées, hiérarchisées. Les électeurs avaient le sentiment – sur le moment, au moins…- qu’un marché clair leur était proposé. Or, les navigateurs socialistes ne donnent pas le sentiment de chercher à organiser la vitrine politique du PS. « Mettre le parti au travail » est une condition nécessaire. Il semble que ce slogan soit devenu une fin en soi.

croisisere-3.1238229805.jpgPrenez l’énoncé des « priorités pour l’Europe » du texte intitulé – humour involontaire ? – « Donner une nouvelle direction à l’Europe » du PS. Ce document est tellement multidirectionnel qu’il ne veut pratiquement plus rien dire. « La protection et le développement de ses industries traditionnelles doivent figurer parmi les priorités de l’Europe au même tire que l’investissement dans l’économie verte, les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée » peut-on lire. Traduction : on va faire un peu de tout. Un grand emprunt européen pourrait-il régler le problème ? N’y pensons pas ; il est des Etats (la Grèce mais aussi le Royaume-Uni) qui ne parviennent même plus à trouver preneurs pour leurs bons du Trésor. Pour le reste, le contre-plan de relance ressemble au Bottin, le Livre noir à un inventaire et les propositions sur la croissance verte tiennent de la pétition de principe. Tout cela engendre un effet Gloubi-Boulga du pire effet. Quelles sont les priorités du PS ? A cette question, on peut répondre tout aussi valablement par une logorrhée sans fin ou par un silence gêné. 
croisiere-samuse5.1238229777.jpgLes officiers de quart du paquebot HMS Queen Martine rétorquent que le navire n’a quitté le quai que depuis trois mois et que la traversée durera jusqu’en 2012. Il faudrait donc songer à souquer en cadence plutôt que de se plaindre du menu de la cantine qui ne serait pas assez bio ou manquerait de sel. Reste que le cap des 100 jours vient d’être franchi et que de cap, justement, on ne voit guère s’en dessiner. Sans compter que la croisière ne s’amuse pas tellement…

Jean-Michel Normand

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26 mars 2009

HUMOUR: A St Quentin, un touriste s’indigne des parachutes dorés

    Avatar          Par lislesnews            sur LE POST

CONTESTATION

 

Le développement du tourisme de masse s’étend désormais à des régions jusqu’ici boudées par la curiosité des vacanciers. C’est ainsi qu’hier les habitants de St Quentin dans l’Aisne ont pu assister à l’arrivée massive de véhicules immatriculés à Paris dans les rues de leur commune.

 

Un rebelle

 

Parmi les occupants, un touriste particulièrement révolté par la conjoncture actuelle s’est permis une incursion dans la réunion du conseil municipal. Accaparant le micro réservé aux intervenants locaux, celui-ci s’est insurgé avec vigueur contre l’attribution de primes de départ exorbitantes versées aux grands patrons de l’industrie. Selon ce résident de la république, en temps de crise, ces parachutes dorés sont de véritables scandales auxquels un gouvernement digne de ce nom doit mettre en terme en légiférant sur le sujet.

 

Au terme d’une prise de parole d’une heure et demie, ce drôle de touriste est remonté dans son véhicule et est rentré dans la capitale. Les St Quentinois espèrent que son appel sera entendu.         

              

                         Par lislesnews

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06 mars 2009

HUMOUR (pas sûr... ) Delanoë déprime, Collomb déballe et Ségolène compte les points.

   Par Rescapé sur le POST

Un peu de publicité nous a été consacrée par LCI, mercredi 4 mars, il était 21:40

(Source: LCI / Envoyé par LePost sur wat.tv)

Un sympathique journaliste m'a interviewé et trafiqué ma voix, à ma demande, pour que l'on ne me reconnaisse pas. En regardant le fruit de leur travail j'ai pensé que ça ne va vraiment plus au PS.

Et au moment où j'allais me coucher, bing, clic, je reçois un mail reprenant un texte de Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, un caïd de chez caïd, dont l'objet était:

Le 12 mars nous voterons Non

Waouw!! Et on dit que je suis dur ??

Pour celles et ceux qui ne sauraient pas, le 12 mars prochain, la semaine prochaine, les militantes et militants du PS sont appelés à voter pour leur liste régionale (il y a huit régions) de candidates et candidats aux Européennes prochaines.

Il apparaît d'ailleurs que, pour l'instant (je ne doute pas qu'il s'agit d'une innocente bévue qui sera vite rattrapée), il n'y a que des bulletins OUI qui sont prévus. On ne pourra pas voter NON. On ne pourra que voter OUI (entendu: je suis d'accord) ou s'abstenir.

Autre détail: on vote pour une liste sans pouvoir la modifier, biffer le nom d'un membre de la liste, etc, etc. C'est ce qu'on appelle la démocratie de parti. Quand je vous dis que c'est l'Albanie du regretté Enver Hoxha!

Mais mieux encore, pour celles et ceux qui goûtent la dissection in vivo, je recommande, ça fait deux fois dans ce post, la lecture du blog du susnommé Gérard Collomb

Il est marrant Gégé! Il relate la minable cuisine des listes aux européennes, telle qu'il la vécue rue de Solférino. On peut dire qu'il regrette de ne pas y figurer mais ça ne change rien à ce qu'il narre: le processus.

Décryptons. Depuis plusieurs mois ça discutaille ferme à Solfé.

Pas facile. Butter Ségolène, aspirer ces alliés, les neutraliser, gagner les européennes en faisant plus de 20% et que Martine soit ZE leadératrice rapidement en orbite pour 2012, présidentielle. Il faut donc aussi veiller à affaiblir François Hollande, qui jouit de l'énorme affection de la majorité des permanents de Solfé qui sont convaincus qu'il sera le candidat idéal 2012.
On ne s'ennuie pas.
Il y avait Delanoë mais on n'y croit plus. De toutes manières tout le monde dit qu'il est en dépression et même si ce n'est pas vrai, on s'en fout, il est rentré de ses vacances à Bizerte l'autre jour, et même bronzé on le trouve déprimé, il n'y a rien à faire.

Il y a aussi le cas Benoît Hamon, assez drôle.
Il s'y voyait en grand  "est-ce que Benoît c'est pas notre Obama?" interrogeaient certains louveteaux et Martine n'arrête pas de le tacler.
On pense vraiment à ce qu'a écrit Ségolène dans son dernier bouquin "pour Martine je suis et serai toujours sa sous-ministre".
Et bien Hamon est et sera toujours son "conseiller technique" de quand elle était ministre de Lionel Jospin. Il ne supporte pas. Je me demande s'il ne nous prépare pas un petit coup de calcaire...

Et puis il y a Ségolène Royal. J'avoue humblement qu'elle m'épate.
Je crois qu'elle organise carrément sa mise à l'écart du parti, en tout cas de son appareil.

1/ Elle n'est candidate à rien d'autre qu'à sa région, personne n'osera l'y affronter, elle en fait d'ailleurs un terrain de propositions et d'actions politiques assez nouvelles qu'on ferait bien de regarder de plus près.
2/ Elle ne soutient pas beaucoup les luttes de ses affidés au sein de l'appareil pour s'imposer dans des listes, des postes, des machins, elle n'a jamais aimé ça de toutes manières.

Ségolène pense sans doute qu'elle ne doit pas s'approcher trop du parti et encore moins de ses cuisines car elle risquerait de griller une part de la légitimité qu'elle est convaincue d'avoir pour représenter l'opposition de gauche en 2012.

Un de nos meilleurs atoûts est donc aux marges du parti; nous pensons l'y maintenir mais c'est elle qui nous a poussé à l'y placer.
Elle transforme la périphérie en centre. C'est assez fort.
Par calcul? Je me le demande.

25 février 2009

Après DSK, Guillon se paie Apathie

Sur "fluctuat"

Posté par Easywriter le 24.02.09 à 11:50 | tags : medias et politique, humour

Episode 1 : le mardi 17 février, Dominique Strauss-Kahn est l'invité de la matinale de France Inter. Dans sa chronique, l'humoriste Stéphane Guillon détaille les mesures de sécurité mises en place pour le personnel féminin de la station.

Episode 2 : sur son blog Jean-Michel Aphatie  s'insurge (l'orthographe est "d'origine") : "La particularité de Stéphane Guillon, c’est qu’avant d’être drôle, il est méchant. Ou plutôt, que son humour repose sur la méchanceté. Ces textes ne sont pas spirituels. Il ne joue pas avec les mots, ne les mélangent pas, ne les triturent pas. Il n’est pas non plus dans le non sens, ou l’ironie. Non, il est tout simplement méchant".

Episode 3:  Triturer les mots ? Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des problèmes d'élocution, et puis tu pues de la gueule,  répond le comique : 

Episode 4 (et fin ?) : Apathie éprouve de la honte compassionnelle pour le chroniqueur de France Inter

Posté par Jocegaly à 14:18 - HUMOUR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23 février 2009

HUMOUR : DSK « dynamité » par Stéphane Guillon sur France Inter, « façon puzzle » : méchanceté ou critique légitime ?

Article de Paul VILLACH sur AGORAVOX


On l’avoue, on a jubilé, mardi 17 février 2008, en écoutant sur "France Inter" Stéphane Guillon tourner DSK en ridicule. On a même pris plaisir à le réécouter plusieurs fois sur Internet. Il ne l’a pas volé, trépignait-on intérieurement à chaque salve dévastatrice lancée par l’humoriste. On s’est même surpris à mêler son éclat de rire aux deux coups de sirène censée retentir en cas de danger de rut imminent.

             

  DSK, évidemment, n’a pas goûté la plaisanterie, on le comprend. Il a usé habilement du leurre de la vaccine qui admet un peu de mal pour susciter le rejet de la thèse de l’adversaire : concédant que les responsables politiques pouvaient ou même devaient faire l’objet de critiques, il a estimé que « l’humour, c’est pas drôle quand c’est principalement de la méchanceté… » À y regarder de près, pourtant, Stéphane Guillon a-t-il été méchant ?

La leçon de Molière

Quand on est la risée des autres, on les trouve forcément méchants. Précieuses ridicules, médecins charlatans, barbons épris de jeunes filles et hypocrites bigots, les cibles de Molière, on s’en doute, n’appréciaient pas ses charges. « C’est une grande atteinte aux vices que de les exposer à la risée de tout le monde, écrit-il dans la préface de « Tartuffe », comédie qui a même été interdite en 1664 sous la pression des dévots. On souffre aisément des répréhensions, poursuit-il ; mais on ne souffre point la raillerie. On veut bien être méchant, mais on ne veut point être ridicule. »

Qu’a fait d’autre Stéphane Guillon que d’user du comique de farce dont la particularité est de grossir le trait jusqu’à l’absurde pour faire ressortir le vice dénoncé ? L’acteur Olivier Perrin l’avait devancé, le 25 octobre 2008, dans un gag de même veine : filmé en caméra caché comme agent des renseignements généraux, il avait « fait le trottoir » dans Paris pour inviter les passantes de tous âges à plus de prudence vestimentaire, parce que DSK, réputé « très chaud », était de passage dans le coin.

Le président du FMI, il faut le reconnaître, a été assez léger : n’a-t-il pas donné des verges pour se faire battre ? Que n’a-t-il réfléchi avant de se glisser dans le rôle du héros de vaudeville le plus trivial dont l’argument traditionnel est le cocuage ? Sans doute était-il sûr de son coup : il ne pensait pas que son aventure avec une employée hongroise du FMI serait divulguée et défraierait la chronique en octobre 2008 (1).

La farce désopilante de Stéphane Guillon

Dans la bonne tradition de la farce qui ne fixe à ses déformations de la réalité d’autres limites que celles du rire à déclencher, Stéphane Guillon a donc imaginé un plan de sauvetage délirant du personnel féminin de France-Inter au cas où DSK ne résisterait pas à ses pulsions tyranniques. Il a accumulé les consignes les plus absurdes et hilarantes : tenue vestimentaire stricte jusqu’au port de la burqa, lieux retirés condamnés, caméra sur et sous la table, sirène d’alerte en dernier recours avec mise en lieu sûr à d’autres étages des femmes menacées, en cas de passage à l’acte redouté.

Des jeux de mots, dans ce contexte, rendaient même les termes les plus anodins sulfureux par simple allusion à l’une de leurs possibles acceptions : dire seulement par exemple que DSK allait « pénétrer » dans le studio, campait déjà le personnage dans ses oeuvres. Il ne pouvait non plus être question de parler de l’émoi « au sein de » la rédaction sans paraître provocant, l’innocente préposition passant pour une évocation sexuelle !
La distorsion entre ce qui est ainsi imaginé et ce qui devrait être, est si forte, que seul l’éclat de rire peut détendre le ressort et remettre les choses en place.

Nul ne songe, bien sûr, à imputer à DSK une conduite aussi intempérante que, par métonymie, laissent croire les mesures préventives loufoques énumérées par Stéphane Guillon. Mais, c’est vrai, son absence de contrôle sexuel est clouée férocement au pilori dans ce luxe de précautions prescrites par l’humoriste. Celui-ci a, toutefois, à l’avantage de DSK, établi un parallèle avec une de ses récentes victimes, M. Kouchner : il lui a reconnu, en effet, l’ honnêteté de n’avoir pas fui ses responsabilités et de n’être pas venu devant l’Assemblée nationale jouer la victime d’une attaque calomnieuse en opposant à tort et honteusement le leurre de diversion de « l’antisémitisme ».

Un manque de courtoisie de France Inter ?

Il reste qu’on peut tout de même se demander si France-Inter est sans reproches. En acceptant d’ accueillir DSK - par contrainte ou à son initiative -, la station ne devait-elle pas se soumettre aux usages de la courtoisie ? On ne reçoit pas un invité pour l’humilier et le discréditer. Ne lui fallai-il pas choisir entre faire la critique de DSK sans quartier ou l’accueillir ? On objectera cependant avec raison qu’une station de radio publique n’obéit pas aux règles de réception individuelle, sauf à se condamner à faire l’hagiographie de ses invités, en d’autres termes, à leur cirer les pompes pour assurer leur promotion.

Il semble, tout compte fait, que DSK ne peut que s’en prendre à lui-même. Ces gens à qui un standing de vie princier déraisonnable fait croire à une sorte de statut de surhumanité intouchable, veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, c’est-à-dire des places, les privilèges qui s’y attachent et dont ils peuvent abuser jusqu’au droit de cuissage, et en plus la considération populaire. Encore faudrait-il qu’ils en fussent dignes ! DSK doit maintenant savoir à quoi s’en tenir, à défaut de se corriger si tant est que la comédie puisse châtier les mœurs en riant. « Castigat ridendo mores », dit-on. Paul Villach

(1) Paul Villach, « Une couverture digne de VSD : le fou rire indigne des époux Strauss-Kahn-Sinclair », AGORAVOX, 27 octobre 2008.

Posté par Jocegaly à 13:03 - HUMOUR - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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20 février 2009

HUMOUR : Ah les peaux de vaches!

Lui, vous le connaissez: Guillon_steph_salaud_avec_DSK
(un clic sur l'image pour l'entendre)

Lui, vous ne le connaissez peut-être pas: tanguypastureau
(un clic sur l'image pour le lire...)

... alors un petit tour sur son site???  Juste pour rire. C'est ICI

Posté par Jocegaly à 13:42 - HUMOUR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2009

HUMOUR : Soldes, et Maire de Waziers

sarko_Soldes_1


wazier_jpeg


Cette copie d'une lettre d'un maire à son inspection académique étant très illisible, en voici un traitement par OCR qu'a bien voulu effectuer ma petite machine. Ce n'est pas parfait, mais je lui pardonne: l'essentiel du texte est lisible! ;-)

Sarviow Administratifs

Waziers, le 27 janvier 2009 Monsieur le Maire

Monsieur l'Inspecteur,

J'ai bien reçu votre courriel du 27 courant à S H 50 au sujet du droit d'accueil concernant le mouvement de grève du jeudi 29 janvier 2009.

J'ai pris bonne note que dans 4 groupes scolaires les grévistes dépassaient les 25 %. Les services municipaux étant touchés également par le mouvement de grève, n'ayant qu'une seule dame de service à l'école Gambetta qui n'est pas gréviste et au total plus de 90 % du personne! communal absent à cette date, nous sommes donc dans l'incapacité d'assurer quelque service d'accueil que ce soit.

Par ailleurs, vous connaissez ma position sur cette loi qui demande aux voisins de régler ses propres conflits de couple ne m'agréé nullement-Mais dans la même optique je vous saurai gré de bien vouloir m'adresser par retour, une liste d'enseignants, de personnel de l'Education Nationale non grévistes le 29 janvier 2009 et qui pourraient assurer la continuité du service public en venant tenir les guichets de la mairie, fabriquer Ses repas à la cuisine centrale, mettre tes couverts, servir tes enfants, faire la vaisselle et le nettoyage.

Je pense bien évidemment que vous n'aurez aucun mal à trouver ce personnel compétent pour que je puisse assurer là continuité du service public.

Dans le cadre du droit d'accueil si j'avais un début de liste à faire et à vous soumettre, je mettrai :

** Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale Douai-Waziers,

*" Le personnel de l'Inspection de l'Education Nationale Douai-Waziers,

*- Le personnel du RASED,

*" Monsieur le Sous-Préfet de Douai,

et pourquoi pas Monsieur le Préfet de Région !...

El pour changer les couches Monsieur DARCOS, Ministre de l'Education Nationale.

Je pense que l'ensemble de ces personnes sont parfaitement qualifiées pour exercer le droit d'accueil

dans les écoles de Waziers. 

 


Posté par Jocegaly à 13:53 - HUMOUR - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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