LE NOISETIER A PLUMES ( 2 )

08 février 2016

Fanatique: un individu en délire, possédé par une puissance sacrée qui le rend inviolable, auquel il a été initié par un rite. E

 

Le fanatisme à l’épreuve de Dieu

Par Emmanuel Toniutti

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Les nouveaux attentats, survenus ces derniers jours à Paris, interpellent sur le terrorisme et le fanatisme contemporains. Pour mieux comprendre son élaboration, il est intéressant de revenir sur l’étymologie des mots. « Terrorisme » dérive du latin « terror » : le terroriste agit donc pour terroriser et faire peur. « Fanatisme » provient, quant à lui, de fanaticus. Il renvoie directement au temple fanum. Il signifie littéralement « être possédé » ou encore « en délire ». La notion de temple nous ramène ici à celle du sacré qui signifie « ce qui est initié pour le rite » en sanskrit et « rendre inviolable et interdit » en latin sancio (sacer).  À partir de cette étymologie, je peux donc formuler une définition plus claire. Le fanatique est un individu en délire, possédé par une puissance sacrée qui le rend inviolable, auquel il a été initié par un rite dans un lieu interdit aux profanes. Cette initiation lui confère un pouvoir, celui de parler et d’agir au nom du sacré. Dans le langage religieux, le sacré est Dieu. Il existe cependant deux types de sacré. Je l’ai longuement expliqué dans mon livre Paul Tillich et l’art expressionniste et dans le chapitre consacré au leadership dans mon dernier ouvrage Le leadership de l’amour.

Pour bien comprendre l’expression de Dieu, il faut revenir sur la distinction entre la croyance et la foi. La croyance consiste à croire que Dieu existe. Elle investit le croyant d’une mission dans laquelle celui-ci croit détenir la vérité puisqu’il la reçoit directement de Dieu. Au contraire, la foi consiste à croire que Dieu donne la vie ; elle renvoie l’homme à son humanité première. Elle le soumet au principe originel selon lequel, provenant de la poussière, il retournera à l’heure de sa mort à la poussière. Nous pouvons donc distinguer deux types de sacré : le sacré démonique (croyance) et le sacré (foi). Ainsi, lorsque le croyant fanatique tue au nom de Dieu, il développe une forme de violence démonique niant l’humanité à laquelle il appartient en se pensant au-dessus des autres individus de la communauté humaine. Il se fait l’égal de Dieu. Il appartient à un groupe de privilégiés en relation directe avec Dieu. La foi, quant à elle, engendre un sentiment d’humilité provenant de la prise de conscience même de la petitesse de l’Homme vis-à-vis de Dieu. Il est inférieur et soumis à Dieu. L’Homme de foi a pleinement conscience qu’il appartient à une même communauté humaine dans laquelle toutes et tous sont sœurs et frères en humanité. La foi ne peut pas engendrer le fanatisme mais l’acceptation et la reconnaissance que nous appartenons tous à un même fondement sacré qui nous unit : le pouvoir des origines, le principe originel, l’inconditionné, le grand architecte…ce que nous appelons Dieu. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que le Coran signifie littéralement « récitation » et « soumission » (aslama).

Les attentats de Paris en date du 13 novembre 2015 revendiqués par Daesh sont le résultat horrible et malheureux de terroristes djihadistes et fanatiques musulmans. Tout d’abord, il s’agit d’un tout petit nombre de croyants appartenant à un islam radical. Il ne faudrait donc pas laisser croire aux occidentaux que l’ensemble de la communauté musulmane s’identifie à ce fanatisme. Ensuite, certes Daesh s’est constitué en 2006 pour combattre au nom d’Allah et réhabiliter un islam confessionnel et non laïc au sein des pays arabo-musulmans. Mais il y a deux autres raisons dont les occidentaux se gardent bien de rappeler les fondements : la lutte contre l’expansionnisme néolibéral occidental issu du processus de colonisation dont Daesh refuse le modèle de par sa filiation avec Al-Qaïda ; et le combat contre un Occident imposant ses règles géopolitiques dans cette région depuis plus de 150 ans pour profiter des avantages liés au pétrole. Cela nous démontre que la religion ne détient pas le monopole de la croyance. Toutes les croyances politico-socio-économiques (nazisme, marxisme et néolibéralisme à titre d’exemple), athée, agnostique et religieuses laissant supposer à leurs adeptes qu’ils détiennent la vérité sont fanatiques et dangereuses pour l’humanité. Lorsque l’Occident déclare la guerre à d’autres civilisations pour des raisons démocratique et économique, il le fait au nom de sa vérité. Il faut donc bien comprendre que l’expansionnisme et le néolibéralisme apparaissent aux membres de Daesh comme un fanatisme inacceptable. Le fanatisme, et le terrorisme qui l’accompagne, est donc le résultat de communautés qui croient recevoir la vérité d’un dieu qu’ils imaginent, idéalisent et idolâtrent. Ils prétendent parler au nom de ce dieu qui n’existe pas.

La seule vérité qui soit est que nous sommes toutes et tous mortels. C’est l’angoisse de cette mort qui terrorise le fanatisme et le fait agir de manière si violente. La foi consiste à accepter cette mort. Elle nous invite à reconnaître que  nous provenons tous d’un même fondement originel au-delà de nos différences culturelles. Elle naît donc d’une prise de conscience que nous sommes tous, dans le monde entier, sœurs et frères en humanité. Son contraire est l’ignorance : se permettre de juger en croyant tout savoir de la réalité d’une situation et être convaincu que nous avons raison. Dans la nuit du 15 au 16 novembre 2015, la France a répondu au terrorisme et au fanatisme de Daesh en bombardant l’une de ses bases stratégiques en Syrie. Etait-ce la bonne réponse sachant que l’Occident porte une partie importante de la responsabilité de ce qui se déroule au Proche-Orient ? C’était, en tout cas, une réponse de démonstration de force pour montrer que la France n’avait aucune intention de se laisser faire en acceptant, sans agir, le fanatisme de Daesh dans son pays. Le 16 novembre, François Hollande réunissant le Congrès a officiellement déclaré la guerre au terrorisme djihadiste. Une nouvelle guerre sournoise commence. La réponse à la violence par la violence conduit à la violence. Bienvenue aux générations futures dans un monde où l’histoire de l’humanité démontre, de manière déplorable, que l’être humain est incapable de générer la paix sur le moyen – long terme. L’histoire humaine est une succession de guerres. Et malheureusement, cela ne va pas s’arranger, je vois mal comment nous pourrions modifier un comportement compulsif et répétitif de 5000 ans d’histoire.

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24 décembre 2010

'Il Silenzio' - Melissa Venema (13 yo)

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03 janvier 2010

Bonnes fêtes et meilleurs voeux

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01 décembre 2009

Sourire, détente... dynamiques!!!

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22 octobre 2009

Le diner par Cicéron

Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France.

Un air devenu irrespirable dans ce qu’on lit, ce qu’on entend et ce que l’on voit.

J’ai découvert, stupéfait, la narration d’un diner, qui a eu lieu, le 19 Septembre à Paris.

Un diner comme il en existe des dizaines de milliers, en France, un samedi soir. Entre amis. Des amis d’un genre un peu particulier. Anciens collaborateurs de Ségolène Royal, courtisans en mal d’amour, amis ou manipulateurs à la petite semaine. Ce diner, à priori totalement anodin, est devenu, semble t-il , un évènement politique majeur, relaté par le menu dans deux organes de presse, et non des moindres : Libération et le Point. Une page entière avec appel de Une pour le quotidien. Mazette ! 5 pages avec photos pour l’hebdomadaire…. Sur le même diner.

Avec les mêmes dineurs, dans le même restaurant, le même jour et à la même heure. La, je me pinçais en me disant d’abord : « Mince ! On doit vraiment bien manger dans ce restaurant. Pour que tant de gens aient envie de s’y retrouver et tant de journalistes d’en parler »

Faut il qu’il se soit dit des choses essentielles, faut il qu’il se soit échangé des secrets d’états, faut il qu’il se soit constituer une task force de campagne, un programme présidentiel pour que la réunion improbable d’amours déçues, de haine ordinaire, de frustration professionnelle autour d’un verre d’Ovietto dans un restaurant italien parisien se soit transformée en conjuration de Catilina. Malheureusement, pour les dineurs, n’est pas Catilina qui veut ! La lecture de ces articles me l’a confirmé : même dans la félonie, il faut du talent. Même dans la traitrise, il faut de l’intelligence. Même dans le cynisme, il faut de la brillance. On peut applaudir à une trahison magnifiquement orchestrée. On ne peut que sourire à ce rassemblement de médiocrité pleurnichant sur leur sort funeste.

Ah ! Une société secrète, structurée, planifiant un assassinat en règle, et se réunissant à la lueur des bougies dans une cave, avec mot de passe à l’entrée, et nom de code autour de la table pour évoquer l’impitoyable Ségolène Royal, l’indisciplinée Ségolène Royal, la terrrrrible Ségolène Royal ! Voilà qui aurait eu un certain panache, une certaine envergure. Voilà qui eut mérité cette encre !

Mais non..rien de tel. Seulement les états d’âmes des uns s’écrasant au fond des verres, les « chuintements » des autres… je reprends les expressions, tant cet art de la narration, pour ne pas dire de la romance, m’a troublé !

Les sms qu’on se montre, les vins qu’on boit, les phrases assassines qui sifflent comme des piqures de serpents, les vrais bleus à l’âme et les vérités qui me semblaient un peu fabriquées .

Je notais avec plaisir, comme on note au jeu des 7 erreurs, les différences. « Tiens, me dis je, cet invité n’était pas mentionné dans le premier papier. Bizarre qu’il soit là…celui là. » Tiens, il n’y était pas dans la version de Libération. On devrait sanctionner ce journaliste indigne. Il a oublié un invité !

On me dit d’ailleurs, puisque les langues se délient, qu’il en manquait certains dans la revue de détails. Personnel protégé… type chauffeur, officier de sécurité, directeur de cabinet. S’ils sont protégés, c’est donc bien qu’il s’agissait d’un diner de guerre, et pas d’une thérapie de groupe ? Ca devenait très intéressant. Tout y était dans les moindres détails. Comme ces supposées conversations entre Ségolène Royal et son ami de 20 ans, Me Jean Pierre Mignard. Tout est dans le « 20 ans » naturellement. Ca pose, le 20 ans, ca fait lourd, c’est balladurien. 20 ans, vous vous rendez compte ? 20 ans ! Ma pauv’ dame !

Faut- il être diablement renseigné pour connaître même la teneur des coups de fil de l’ex candidate.

Faut-il être un journaliste diablement consciencieux pour avoir vérifié la véracité de ces conversations et les retranscrire pour illustrer un « climat ». Car c’est bien cela, le mot, n’est ce pas ? Désormais, on illustre un climat.

Je me souviens d’un SMS présidentiel qui était censé illustrer un climat entre le chef de l’état et son ex épouse. A la question « Avez-vous vu ce sms », le journaliste qui avait publié l’information sur le site du Nouvel observateur ne pouvait que répondre « non ! »

Lorsqu’on connait les précautions dont s’entoure Ségolène Royal ou n’importe quel homme ou femme politique de ce niveau pour passer ses coups de fil, on se dit qu’il y a soit de l’espionnage, soit de la romance.

Mais continuons sur cet inénarrable papier. On apprend qu’un grand dirigeant socialiste est tellement inquiet pour son ex-compagne qu’il envoie des sms à son cabinet sur lesquels on peut lire "Protégez la "

La protéger… Mais de quoi donc ? Voyons… réfléchissons ! Ah, bien sur… la protéger de Monsieur André Hadjez !

Nous y voilà. Le voilà donc l’affreux jojo, l’homme de l’ombre, le manipulateur, le Méphisto de service, le Nosfératu de Casablanca. Voilà André Hadjez affublé d’un sombrero un peu trop large. Il nous en deviendrait presque immédiatement sympathique pour être détesté à ce point de ne pas avoir été nourri au petit grain du sérail, qui impose ses codes et brule sur le bucher de sa vanité tout ceux qui n’en sont pas. Car il faut en être. Et j’en suis ! Et je sais à quel point tous les André Hadjez du monde représentent tout ce que ce petit monde méprise du plus fort de son être.

Mais revenons à ce diner dont le message essentiel des pleurnichards qui banquetaient semblait être : nous voulions tellement la protéger d’elle-même. Ainsi il s’agissait donc de la protéger. Tout le monde y est allé de sa protection.

La protection de la faible femme qui ne sait pas ce qu’elle fait, qui ne sait pas où elle va, flanquée d’un homme « étrange « énigmatique » « mystérieux »… La prolongation gastronomique des arguments utilisés depuis la conquête de Ségolène Royal en 2006. Déjà, à l’époque, François Hollande passait ses journées à expliquer aux journalistes qu’il demandait à ses amis de la « protéger » dans les fédérations .Une protection qui alla même jusqu’à déstabiliser le début de campagne de la candidate socialiste avec la question des impôts. « Mais c’est pour son bien, vous ne comprenez rien. Il faut parler des impôts, répétait-il inlassablement à ses interlocuteurs, étonnés qu’une telle bourde ait pu être commise à cet instant stratégique de la campagne ! Comme ce sens innée de la protection qui emmena Julien Dray à protéger tant et tant sa « copine « comme il l’appelait de tout ce qu’il jugeait dangereux pour elle. A commencer par ses amis.

Comme ce sentiment puissant qui poussa Michel Rocard à lui suggérer de laisser sa place pour qu’il soit candidat lui-même.

Ne parlons pas de la protection d’Eric Besson, qui lui voulait préserver la France de ce danger Royal sans compter celle de DSK et de Laurent Fabius, qui voulaient chacun à leur manière protéger la gauche d’une victoire socialiste.

Une protection qui s’exprima aussi de fort belle manière durant le Congrés, en 2008. La protection de Vincent Peillon qui ne voulait pas que Ségolène, comme il le disait, s’abime avec le parti, celle des barons ou de François Hollande, tiens…encore lui, qui ne voulait pas qu’elle gère une boutique qu’elle ne saurait pas gérer. La protection offerte par Martine Aubry quand tout était perdu pour les européennes et qu’il fallait vite, vite,vite faire une jolie photo ensemble à Rezé.

C’est fou le nombre de gens qui ont voulu protéger la faible femme. Pour tout un tas de raison d’une noblesse qui nous échappe parfois.

Ce diner est donc la dernière illustration de cette protection ultime faite de bienveillance et de loyauté absolue, visant à protéger une femme seule. Car c’est bien cela qu’il fallait démontrer, à travers ces fuites organisées, depuis 1 mois. D’abord sur le site internet, ensuite sur le compagnon, enfin sur la vie au sein même de ses bureaux, de sa voiture, de ses mails.

Il fallait démontrer que Ségolène Royal est seule !

Nous y voilà !

Il y a 3 semaines, elle était isolée.

Une semaine plus tard, elle était très très isolée !

La semaine suivante, elle était carrément seule !

Avant de découvrir, à travers ces articles, que « cette fois elle est VRAIMENT seule » tout étant dans le VRAIMENT.

Encore un mois à ce rythme et nous nous demanderons même si elle est encore là pour s’accompagner elle-même !

Seule Ségolène Royal ? 6 à 8000 adhérents à Désirs d’Avenir, au bas mot. Entre 300 et 600 personnes à chacune de ses Universités Populaires Participatives, ce laboratoire d’idées où se côtoient régulièrement et en public les meilleurs spécialistes des sujets traités, que ce soit sur les liens Afrique-Europe, la Valeur travail, la crise économique ou la sécurité alimentaire.

Seule Ségolène Royal, qui réunit 3500 personnes à la Fête de la fraternité à Montpellier sans l’aide de la Fédération, encore moins des élus dont certains ont même gentiment encouragé les militants à ne pas venir à Montpellier ?

Seule Ségolène Royal, dans sa région en Poitou-Charentes, lorsqu’elle fait les marchés, rencontre les salariés, discute avec les gens ?

Seule Ségolène Royal, à l’étranger lorsqu’elle est invitée en Grèce, aux USA, dans les Balkans, en Afrique ou en Amérique Latine pour exposer son expertise sur la démocratie participative ou le développement durable ?

Seule, Ségolène Royal ? Sans élus de poids, sans soutien majeur dans l’appareil ? Mais qui au parti socialiste peut se targuer d’être entouré ? Martine Aubry, enfermée dans une forteresse assiégée qui peut compter sur la fidélité d’une vingtaine d’élus au maximum ? Bertrand Delanoé, retranché dans les murs de sa mairie, qui peine à rassembler quelques centaines de personnes, tous les 6 mois en attendant des jours meilleurs ? Dominique Strauss Khan, exilé à Washington, loin des yeux prés du cœur qui verra inévitablement fondre son crédit dans l’opinion au fur et à mesure qu’il se rapprochera d’une réalité qu’on appelle une primaire ? Laurent Fabius qui compte ses troupes sur les doigts des deux mains ? François Hollande qui rallie à sa cause quelques élus et avance péniblement de rassemblement poussif en rassemblement poussif qui n’ont aucun impact, ni de prés, ni de loin, sur la vie des gens ? Vincent Peillon dont la majorité du courant, Espoir à gauche, est constitué des militants de Désirs d’Avenir ? Manuel Valls dont l’influence ne dépasse pas Evry et quelques médias qui aiment son franc parler, Benoit Hamon, qui n’est même plus élu ?

Si Ségolène Royal est seule, elle l’est moins que les autres socialistes qui ne possèdent en rien ni son impact populaire, ni son lien direct avec l’opinion, encore moins sa capacité à bouger les lignes, à créer du débat, à renverser la vapeur.

Cessons ces fadaises, ce politiquement correct, ces analyses tirées par les cheveux qui consistent à démontrer à travers chaque détail, que cette femme est disqualifiée pour la présidentielle.

J’ai même lu et j’avoue que les bras m’en sont tombé, l’interview d’un spécialiste de la spécialité internet expliquant le plus sérieusement du monde que le site démontrait qu’elle ne savait pas s’entourer, donc qu’elle ne savait pas décider, donc qu’elle n’écoutait personne, donc qu’emmenée à diriger un pays, elle serait forcément incapable de diriger une armée ou de prendre des décisions stratégiques. Tout cela à partir d’un site qui a buggé ! « Socrate est mortel. Les chats sont mortels. Donc Socrate est un chat »

Ce syllogisme d’Eugène Ionesco illustre à merveille la bêtise crasse de ce type de raisonnement qui empoisonne l’analyse politique.

Si l’on était un peu paranoïaque , on pourrait aussi voir dans cette campagne de presse savamment orchestrée une opération politique rondement menée de l’intérieur pour, non pas affaiblir, mais tuer politiquement une personnalité politique au moment le plus sensible : après une défaite et avant une reconquête. Cet instant, connu par François Mitterrand, ou Jacques Chirac, cet instant de mutation où l’on quitte ses réflexes anciens, ses vieilles habitudes où l’on se reconstruit personnellement, politiquement, après avoir fini son deuil. Ce moment délicat où la nouvelle armure n’a pas encore remplacé l’ancienne, où l’on réfléchit à ce qu’on n’a pas fait et ce que l’on fera la prochaine fois, où l’on recompose ses équipes, son corpus idéologique, ou l’on s’ouvre à d’autres horizons pour faire son miel et repartir à la bataille. On appelle cela une traversée du désert. Tout les hommes et les femmes politiques majeurs l’ont subie, , l’ont dépassée, pour finalement triompher. J’ai traversé suffisamment de septennats pour pouvoir affirmer que c’est cet instant là que traverse Ségolène Royal et que ce mois infernal était destiné, non pas à la faire réfléchir mais bel et bien à la tuer. Avant son tremplin des régionales.

Pierre Bergé l’a bien compris, qui, en petit comité, tance ses troupes et rappelle à qui veut l’entendre qu’il soutiendra l’ex candidate jusqu’au bout. Il était là, le 5 octobre dernier, avec BHL à l’université populaire consacrée à Barak Obama. Et il sera là jusqu’au bout, malgré la tentative de certains de ses collaborateurs qui alimentent depuis des mois la chronique politico-médiatique.

Oui, il y a bien quelque chose de pourri au Royaume de France. Dans cette presse qui ne sait plus que chasser en meute, traquer le moindre fléchissement, la moindre phrase, le compagnon, les fonds de tiroirs, les fonds de poubelles, cette presse qui fantasme Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy , les deux seules personnalités françaises à provoquer des sentiments si extrêmes, à être l’ objet permanent d’attraction-répulsion. Cette presse qui punit et répare, comme un bourreau qui se sentirait victime, cette presse perverse qui critique mais court ventre à terre pour décrocher un rendez vous à Raspail ou à l’Elysée. Paradoxe des éditorialistes, haineux dans les mots mais doux comme des agneaux lorsqu’ils déjeunent avec la Dame ou le Monsieur.

Un lien d’amour-haine, parfaitement symbolisé par ce diner de collaborateurs amers , d’amis qui se sentent trahis ou de pipelettes du show-bizz qui se sont eux aussi vu, un jour , un instant, plus beau qu’ils ne l’étaient dans les yeux de la Reine. Car c’est bien d’une cour dont nous parlons. Une cour qui complote, ratiocine, radote, ragote, répand, pique, mord et s’empoisonne de voir ce qu’elle prenait pour son soleil s’éloigner. Rien de neuf depuis Versailles. En moins talentueux.

L’époque est médiocre, les courtisans aussi.

Un diner en forme de complot même si les gourmets s’en défendent, pour tenter de stopper, en quelques semaines, la trajectoire forgée par 30 ans de vie politique. Quelles que soient les errances, les zones d’ombre, les fulgurances et le tempérament intraitable de Ségolène Royal, méritait elle ce flot venimeux, ces articles en cascades, ce bashing permanent total de gauche, de droite, du centre, des verts ?

Non, évidemment. Mais à bien y réfléchir, elle devrait en être flattée.

Qui peut se vanter de subir un tel traitement ?

Qui peut se vanter d’être en permanence l’objet d’échos aussi farfelus que sa supposée soirée new-yorkaise avec une astrologue célèbre ou la vraie fausse mission confiée par le PNUD ?

Combien de pages consacrées aux incohérences permanentes de Nicolas Sarkozy, à son népotisme, aux valses et aux portes qui claquent dans les cabinets de tel ou tel ministre ? Combien de lignes consacrées au coût exhorbitant de plusieurs centaines de milliers d’euros du nouveau site de l’UMP ?

Combien ? Si peu à dire vrai au regard de ce que le moindre de ses faux pas, la moindre de ses déclarations, la moindre de ses sorties privée, déclenche comme coulée d’encre et de lave malveillante.

Si Ségolène Royal doit s’interroger sur ce qui peut déclencher ce type de comportement irrationnels, l’autre face de son charisme, elle aurait tort de se poser en victime.

Il y a dans ce monde à genou, une forme de grandeur à rester libre, à tenir debout et à le rester, même face au vent le plus violent. Surtout face au vent le plus violent.

Il y a là la marque des grands guerriers à faire de la politique comme on l’entend, comme on le croit juste, en dépassant les codes qu’elle juge obsolètes, à tort ou à raison.

Il y a la une véritable raison de se réjouir, pour qui aime démocratie et le débat d’idée, de voir une femme qui a déjà vécu une vie que peu de leaders politiques ont eu la chance de construire: plusieurs fois ministre, députée, finaliste d’une présidentielle. Oui, il y a toutes les raisons de se réjouir à voir cette femme poursuivre sa route, tracer son chemin avec son sabre, sa principale qualité : le courage. Renverser la table, ouvrir la voie, chercher, proposer, trébucher, se relever, avancer comme un brise glace : l’ordre juste, la fraternité, la démocratie participative, la France métissée, la rénovation du parti socialiste. Elle a impulsé toutes ces idées et l’on voit bien à quel point son propre parti, obsédé, encore et toujours par sa candidature à la prochaine présidentielle, siphonne ces idées sans en produire de nouvelles.

Il y a enfin quelque chose de réjouissant à voir une femme assumer pleinement sa vie privée, même si cette vie privée ne convient pas aux codes germanopratins.

On ne devrait pas sous estimer Ségolène Royal. L’an dernier, à la même époque, Bertrand Delanoé devait gagner le Congrés de façon écrasante. On vit ce qu’il advint. En Juin dernier, c’est François Bayrou qui devait dépecer le parti socialiste aux Européennes. On vit ce qu’il advint. Il fut un temps peu lointain ou Olivier Besancenot était considéré comme l’opposant principal à Nicolas Sarkozy. On vit ce qu’il advint. Aujourd’hui, c’est Dominique de Villepin. Et demain ?

Ainsi va la presse, qui fabrique périodiquement des diables et des dieux, des héros et des salopards. Mais seules comptent vraiment les courbes de vie qui viennent de loin, s’enracinent dans les victoires, se nourrissent des défaites, pataugent dans la boue de leur campagne, de leur rue, emballent les foules et prêchent dans le désert, marchent très accompagné ou les mains dans les poches, seuls, sous la pluie. On appelle cela un destin politique. Peu de dirigeants sont capables de le forger. Ségolène Royal en fait partie. Et il se pourrait bien qu’un jour, à force d’avoir été isolée, elle soit majoritairement seule.

Cicéron


Désirs d'Avenir Paris

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27 septembre 2009

Ségolène ROYAL, dans "la voix est libre" Samedi 26.09.09

    Ségolène Royal était l'invitée, samedi 26 septembre, du magazine d'information "La Voix est Libre", diffusé sur France 3 - Poitou-Charentes.
   

 


Interview de Ségolène Royal sur France 3
par segolene-royal

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24 septembre 2009

Fête de la fraternité 19.9.09. Montpellier

FETE DE LA FRATERNITE 2009 (1)
envoyé par DA-Orange. - L'info video en direct.

Fraternité

Bonsoir les visiteurs,

Certains tirent à boulets rouges, d'autres restent fidèles à leur choix et leurs convictions; comme nous!

Il est curieux de constater combien chaque sortie de Ségolène Royal peut susciter de réactions et surtout de controverses. Est-elle utile au PS ? Ses appuis la délaissent-elle ? L'on en finit plus de gloser là où devrait s'imposer un constat simple : Ségolène Royal constitue par sa ténacité, sa détermination, son énergie et sa réactivité « une force qui va »!
Et plutôt que de chercher à l'affaiblir ou à peser ses soutiens au trébuchet, ne vaudrait-il pas mieux lui reconnaître toute sa place et le rôle irremplaçable qui est le sien ? Le moment n'est-il pas venu d'additionner nos forces plutôt que de chercher à affaiblir quiconque en témoigne ? La publication d'un livre récent a fait trop de mal à notre crédibilité collective pour que nous continuions à alimenter la chronique des faits divers.
Ségolène Royal, ce week-end, a fait de la politique : elle a parlé d'avenir et c'est en cela qu'il faut l'aider ! Elle a proposé de dépasser le PS, ce que seuls pourront permettre des Assises de l'Alternative que je réclame sans désemparer depuis un an ! Appliquons-nous une règle simple : écartons les « malins », les faiseurs d'embrouille professionnels, ceux qui ont depuis longtemps confondu la fin et les moyens ! Et apportons notre appui à celles et ceux qui se sont remis en mouvement : à ce titre je réaffirme à Ségolène Royal tout mon soutien !
Gaëtan Gorce
http://gorce.typepad.fr/blog/


 


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05 août 2009

L'imposture mondiale de la dette publique.

    Par Royalais 42 sur LE POST    le 04/08/2009



La dette est astronomique! La France est en faillite! Il faut se serrer la ceinture. Voilà le raisonnement tenu par nos gouvernants à propos de la dette publique.
Il est vraie qu'elle est astronomique puisqu'elle atteint 1500 Milliards d'euros et que chaque année la France rembourse 50 Milliards d'euros environ qui correspondent au paiement des intérêts!!! La dette donc ne peut qu'augmenter. Comme un état pour mener une politique d'investissement d'avenir doit avoir de l'argent frais il doit emprunter. Et c'est là que se joue l'imposture de la dette.

Avant 1973 la France empruntait à sa banque centrale et remboursait lorsqu'elle le pouvait ou en émettant de la monnaie. Or la loi votée par Giscard a interdit cela. L'état emprunte donc depuis à des banques privées. Principe gravé dans le marbre européen de Maastricht. Ce sont donc ces banques privées qui émettent de la monnaie et non plus l'état!
Ce mécanisme explique l'explosion de la dette depuis les années 90.

Pour imager on peut dire qu'on a crée une gigantesque pompe qui aspire la richesse de tous les citoyens pour la reverser à des gens riches qui ont crée une monnaie virtuelle! Une gigantesque arnaque mondiale qui plombe nos sociétés et dont personne ne parle! Jusqu'à quand?

A suivre la vidéo de l'interview de André-Jacques Holbeck qui vous explique simplement ce mécanisme qui est le même à l'échelle mondiale. Autrement dit ce sont les banques qui orientent la marche du monde et qui créent le désordre mondial injuste que nous vivons. C'est exactement la première chose que l'on doit changer si on veut changer, réguler, moraliser le capitalisme.

Une interview d’André-Jacques Holbecq par Yves Michel.Durée 17'54. Postée par AtoumX2.

A lire aussi:

La démocratie participative citoyenne contre le pouvoir financier.


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19 juillet 2009

HOME de Yann Arthus Bertrand

http://www.youtube.com/homeproject

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18 juillet 2009

Martine Aubry et les plus jeunes que "jeunes"

La responsable du PS réunit la génération des trentenaires.

La réponse à la rénovation n'a pas tardé.

Martine Aubry réunit les trentas : Bruno Julliard, Nathalie Perrin ...  *

C'est bien joué tant sur le plan interne au PS que dans la communication externe de cette formation.

Sur le plan interne, Martine Aubry passe un message simple à ses contestataires (Valls, Peillon ...) : si vous voulez du neuf, il y a encore plus neuf ...

Sur le plan externe, l'électorat jeune sera décisif lors des prochaines élections. S'il reste à la maison, le PS sera en eaux basses. C'est l'électorat qui a décroché de la majorité présidentielle. Les moins de 35 ans constituent d'ailleurs dans le dernier baromètre Ifop (Paris Match) un contingent important dans les bonnes opinions de Dominique de Villepin.

La leader socialiste montre surtout que la bataille du mouvement, elle aussi sait la pratiquer.

Sur EXPRIMEO

* et le jeune ,beau parleur  , mais déjà archaïque...  RAZZIE HAMMADI  . Il s'est fait silencieux ces 7 derniers mois.

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20 juin 2009

Ségolène Royal se tient délibérément à l'écart des soubresauts du PS

Ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle, surtout chez les jeunes, les femmes et dans les quartiers populaires." Ce sera la seule pierre jetée par Ségolène Royal dans le jardin du Parti socialiste.

Commentant pour la première fois l'échec des élections européennes, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, qui s'exprimait, lundi 15 juin, devant quelque 600 fidèles réunis à la mairie du 4e arrondissement de Paris, n'a pas voulu enfoncer le clou de la défaite. Ouvrant la troisième "université populaire participative" de son mouvement, Désirs d'avenir, consacrée à la crise économique, Mme Royal a surtout mis en exergue la faible participation au scrutin européen. "Cette abstention appelle un sursaut, une audace. Ce sont ceux qui souffrent le plus de la crise qui sont le moins allés voter", a-t-elle souligné. "Nous devons avoir l'audace d'espérer, le courage de reconstruire, la générosité pour changer de système", a-t-elle insisté dans une courte déclaration.

Officiellement réconciliée avec Martine Aubry depuis le meeting de Rezé, fin mai, et disposant depuis peu d'un statut officiel au sein du PS, qu'elle va représenter auprès de l'Internationale socialiste - elle en deviendra vice-présidente avant, peut-être, d'en guigner la présidence en 2010 -, Mme Royal se tient à l'écart des soubresauts que traverse son organisation. Décidée, selon son entourage à "prendre de la hauteur", elle assure privilégier "le travail sur le fond". D'où le volumineux programme de Désirs d'avenir qui, après avoir planché sur "la fraternité" et "l'après-crise", se penchera dans les prochains mois sur les valeurs de la gauche, l'éducation et la croissance verte.

D'où, aussi, la volonté de valoriser son bilan en matière sociale et environnementale à la présidence de la région Poitou-Charentes dans la perspective d'une réélection, en mars 2010, indispensable à la poursuite de ses ambitions nationales. Ce qui n'empêche pas Mme Royal d'observer de près le rééquilibrage engagé par Martine Aubry qui pourrait annoncer, mardi 16 juin, une réorganisation des instances dirigeantes afin de lancer la "refondation" du PS.

Délibérément non polémique dans ses prises de position, ce qui fut loin d'être toujours le cas au cours des derniers mois, l'ancienne candidate à la présidence de la République se pose en bonne élève du PS. Elle prend du champ en dialoguant avec des chercheurs et des intellectuels sur le nécessaire renouvellement de la pensée de la gauche - lundi, elle avait invité à débattre Jacques Attali ainsi que les économistes Jean-Paul Fitoussi et Philippe Aghion - et se dit prête à participer activement au réarmement idéologique de son parti. Cette posture, à l'écart des joutes postélectorales, est largement dictée par son isolement au sein du PS. La plupart des dirigeants qui, autour de Vincent Peillon et des grosses fédérations méridionales, l'avaient soutenue lors du congrès de Reims ont pris leurs distances. Ils négocient avec Martine Aubry et l'état-major du PS sans se considérer pour autant comme les représentants des intérêts de Ségolène Royal.

POSITION D'ATTENTE

L'ancienne candidate, qui assure désormais discuter "en direct" avec la première secrétaire, attend surtout de la direction du parti qu'elle accepte d'organiser des primaires ouvertes aux sympathisants pour désigner la personnalité qui tentera de battre Nicolas Sarkozy dans trois ans. Soucieuse de ne pas apparaître obnubilée par l'élection présidentielle, Mme Royal évite de se faire trop ouvertement l'apôtre de ce mode de désignation. Pour l'heure, elle préfère laisser les "quadras" monter au créneau. Quitte à leur abandonner le rôle d'agitateur d'idées ? "Ce serait embêtant s'il n'y avait qu'un ou deux quadragénaires en lice, mais, visiblement, tel n'est pas le cas", faisait remarquer l'avocat Jean-Pierre Mignard, proche de Mme Royal, en marge de la réunion de Désirs d'avenir. Une allusion à l'annonce, le jour même, de la candidature de Pierre Moscovici en cas de primaires socialistes. La veille, Manuel Valls avait fait de même.

En position d'attente, Mme Royal n'accorde pas pour autant un blanc-seing à la première secrétaire. "La volonté transformatrice, on en prend acte, mais il faudra que les choix soient faits dans les six mois", prévient M. Mignard.

Jean-Michel Normand

Source: LE MONDE

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13 mai 2009

Christiane Taubira: "Pieds nus, mains déliées, au pas cadencé"

Portrait de Christiane Taubira

C’est le fleuron de la belle aventure européenne qui nous l’enseigne : la Terre est finie. Galilée nous avait déjà instruits de sa rondeur, quoi qu’il lui en ait coûté de bougonner dans sa barbe que « pourtant elle tourne ». L’expédition qui fut fatale à Magellan avait révélé un siècle plus tôt qu’elle était sphérique, mais l’Eglise veillait déjà sur les vérités bonnes à dire. Les poètes nous ont initiés à sa couleur, bleue comme une orange...

Par les mythologues nous savons que Gaïa est vivante, qu’elle ressent les blessures et peut tonner d’un courroux exterminateur. Les scientifiques ont percé bien des mystères, de la dérive des continents à la fonte des neiges, même si El Niño, un tsunami ou un « très vieux volcan que l’on croyait éteint » les prend encore au dépourvu. La mer de Barentz a considérablement rétréci, les glaciers s’amenuisent, les neiges éternelles ne sont plus que languettes léchant sans se désaltérer les flancs du Kilimandjaro. Cela se voit à l’œil nu, à certains endroits elle est bien sale. Ce n’est pas une illusion d’optique, puisque je vous le disais, les satellites d’observation de la Terre nous informent qu’elle a des contours, la Terre, que les eaux s’abîment, les terres se craquèlent, et les bassins versants, en recouvrant les frontières, rappellent que la géographie est plus vieille que l’histoire. L’homme est venu après la Terre. Lui doit-il pour autant dévotion ? L’Homme reste plus précieux que la terre. Mais cet humanisme, nous le savons, a une faille intrinsèque, un péché originel : en constituant l’homme en ‘règne souverain’, il l’a séparé des autres êtres vivants et de la nature, a corrompu ses solidarités de survie et ouvert la voie à un individualisme forcené ; il a établi des hiérarchies perverses, entre l’homme et l’environnement, entre l’homme et la femme, entre l’homme et l’autre corvéable, entre l’homme abstrait aux privilèges concrets et les hommes, même ressemblants, même voisins, même prochains, même frères, asservis aux droits du plus puissant. Il a couvert des manœuvres permettant à une minuscule élite financière de tirer créance sur le bien commun, de disposer envers et contre tous du patrimoine de l’humanité, le broyer jusqu’au dernier jus, l’éreinter. God is not the answer, le fondamentalisme écologique non plus. Celui-ci a d’ailleurs péri corps et biens à la cadence où progressait la connaissance de cette finitude produite par les engins spatiaux qui, en éclaireurs paradoxaux, encombrent la stratosphère de leurs débris. Le péril qu’infligent à la planète les abus humains n’est plus une fantaisie surgie de l’esprit enfiévré de sympathiques énergumènes. C’est un fait, que seule récuse l’arrière-garde des savants. Le temps n’est plus seulement à la revendication d’un plan de sauvetage des animaux avant la mise en eau d’un barrage hydroélectrique qui va inonder des millions d’hectares de forêt primaire humide. Il n’est plus à la seule dénonciation de la pèche industrielle à la baleine ou du malmenage de la morue. Il n’est guère plus à l’admiration repue du parcours titanesque des tortues luth pour pondre et des saumons pour convoler. Le surplomb de la protection n’est pas plus fécond que le face à face de la prédation. L’Europe qui, de ses fondations à son organisation, en passant par ses vagabondages coloniaux dévastateurs, ses conflagrations intestines impitoyables et ses guerres meurtrières de voisinage, mêlant envolées sublimes et procédés sanglants ; l’Europe qui s’est laborieusement redessinée elle-même, faisant de la géographie une alliée de la politique ; l’Europe qui s’est dotée de règles généreuses qu’elle prend la peine d’appliquer, en sanctionnant les transgressions ; l’Europe qui doute et donc se ravive, cette Europe-là semble en pole position pour inclure dans ses nouvelles utopies une vision de l’homme doué de conscience, de mémoire, d’intuition et de raison, arrimé à son milieu dans un rapport qui ne soit ni de chimérique harmonie ni de stérile servitude. Qui peut, sur cette vision, construire un discours politique plus subtil pour l’homme chez lui sur terre ? Qui, sinon ces pionniers du pressentiment écologique, vite, avant qu’ils ne sombrent dans une mélancolie bréhaigne de vétérans desséchés.

Entendre ce que déclarent les autres cultures, comprendre ce que divulguent les autres pratiques, partager les savoirs, échanger les expériences, relier et lier les destins. Telle doit être la nouvelle injonction du monde au monde.

Christiane TaubiraChristiane TAUBIRA
Députée de Guyane

 

(1)’Très vieux volcan que l’on croyait éteint’ : Jacques Brel, Ne me quitte pas
(2) ‘Règne souverain de l’homme sur la nature’ : Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale II
(3) ‘God is not the answer’: titre de Marvin Gaye

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01 mai 2009

                       « Notre plus grand et plus précieux capital est le capital humain...c'est la liberté, c'est l'égalité mais aussi la fraternité. Trop souvent oubliée, elle est pourtant la source même de notre capacité à vivre ensemble...
Travaillons toujours mieux à une France forte et solidaire. Une France qui marche et n'oublie aucun des siens sur le bord du chemin...

Pierre Beregovoy

 


Une jolie illustration:


Bande-Annonce Ce Jardin-là
par uscan




Merci, Syrthe, pour ce beau premier mai....

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21 avril 2009

Notre forum : Guillon s'excuse des propos de Nicolas Sarkozy

Guillon s'excuse des propos de Nicolas Sarkozy
Vidéo envoyée par franceinter

Retrouvez l'humeur de Stéphane Guillon (lundi, mardi et mercredi à 7h55) et de Didier Porte (le jeudi à 7h55) sur France Inter

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31 mars 2009

HUMOUR : Bientôt un nouvel avion pour Sarko

Un nouvel avion 100 % "bling-bling" pour Sarkozy?

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29 mars 2009

Le Queen-Martine en panne de gouvernail

            

Le Queen-Martine en panne de gouvernail

sur PUZZLE SOCIALISTE

            

queen-marftine.1238230198.jpgTropisme imputable à quinze années de chroniques automobiles, l’image du moteur tournant à vide s’est d’abord imposée. Le PS serait un quatre-cylindres (les motions A, C, D et E de Reims) menacé de sur-régime (il court derrière les manifs, dénonce les atteintes aux libertés, réclame une loi contre les rémunérations excessives des patrons…) mais qui n’embraierait sur pas grand’chose. Mais en  réalité, ce n’est pas un problème de transmission qui affecte ce parti. C’est un problème de direction, d’orientation. D’où l’image, probablement mieux adaptée, du navire en panne de gouvernail.
 

queen-mary.1238230594.jpgAinsi donc, le paquebot Hollande (il y eu bien un paquebot France) rouillait à quai dans le port de Solferino. Depuis le naufrage de 2002, il n’avait jamais pu reprendre la mer. En novembre, un nouvel équipage a pris les choses en main et le bâtiment a été rebaptisé Queen Martine. Depuis quelques mois, une épaisse brume gène la visibilité de toutes les mers de la planète mais les amarres ont été larguées. Dans la salle des machines, de grandes pelletées de communiqués du secrétariat national ont été jetées dans les chaudières médiatiques (ca ne fait pas vraiment avancer le paquebot mais de belles volutes de fumée s’échappent des cheminées). Foin de mauvais esprit : un contre-plan de relance a été élaboré, les manifs n’ont plus été désertées, un Laboratoire des idées a été constitué, le contact radio avec les socialistes européen a été rétabli et un Forum des territoires mis sur pieds. Reste un détail : il y a quelqu’un à la barre mais il n’y a pas de gouvernail.

En ces tequeen-mary-2.1238230635.jpgmps de crise et de désarroi social – et « sociétal », n’ayons pas peur des grands mots - la fonction de l’opposition doit être de proposer une autre direction. De Tony Blair à Barack Obama en passant par Nicolas Sarkozy, ceux qui ont ces dernières années remporté des élections ont su donner du sens à leur discours avec un message lisible et des priorités identifiées, hiérarchisées. Les électeurs avaient le sentiment – sur le moment, au moins…- qu’un marché clair leur était proposé. Or, les navigateurs socialistes ne donnent pas le sentiment de chercher à organiser la vitrine politique du PS. « Mettre le parti au travail » est une condition nécessaire. Il semble que ce slogan soit devenu une fin en soi.

croisisere-3.1238229805.jpgPrenez l’énoncé des « priorités pour l’Europe » du texte intitulé – humour involontaire ? – « Donner une nouvelle direction à l’Europe » du PS. Ce document est tellement multidirectionnel qu’il ne veut pratiquement plus rien dire. « La protection et le développement de ses industries traditionnelles doivent figurer parmi les priorités de l’Europe au même tire que l’investissement dans l’économie verte, les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée » peut-on lire. Traduction : on va faire un peu de tout. Un grand emprunt européen pourrait-il régler le problème ? N’y pensons pas ; il est des Etats (la Grèce mais aussi le Royaume-Uni) qui ne parviennent même plus à trouver preneurs pour leurs bons du Trésor. Pour le reste, le contre-plan de relance ressemble au Bottin, le Livre noir à un inventaire et les propositions sur la croissance verte tiennent de la pétition de principe. Tout cela engendre un effet Gloubi-Boulga du pire effet. Quelles sont les priorités du PS ? A cette question, on peut répondre tout aussi valablement par une logorrhée sans fin ou par un silence gêné. 
croisiere-samuse5.1238229777.jpgLes officiers de quart du paquebot HMS Queen Martine rétorquent que le navire n’a quitté le quai que depuis trois mois et que la traversée durera jusqu’en 2012. Il faudrait donc songer à souquer en cadence plutôt que de se plaindre du menu de la cantine qui ne serait pas assez bio ou manquerait de sel. Reste que le cap des 100 jours vient d’être franchi et que de cap, justement, on ne voit guère s’en dessiner. Sans compter que la croisière ne s’amuse pas tellement…

Jean-Michel Normand

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28 mars 2009

Assemblée générale de D.A.: Message de Najat Belgacem

Bonjour à tous,

Quelques mots pour vous dire à mon tour mon grand regret de ne pas être à vos cotés demain à l'Assemblée générale de DA. Je serai retenue sur Lyon où j'organise, dans le cadre de mes fonctions d'adjointe à la Ville de Lyon, une journée de reflexion nationale sur la politique de la jeunesse en ces temps de crise, de diète et de commission Hirsch qui redécouvre soudain les vertus des emplois aidés... Gerard Nicolas représentera le Rhône avec le talent qu'on lui connait.

Si j'avais pu être à vos cotés, j'aurais sans doute commencé par vous expliquer mon positionnement auprés d'autres sur la composition des listes europeennes au parti socialiste. Je sais bien que cela a pu troubler certains d'entre vous qui n'ont pas hésité à m'appeler. Je vous aurais dit mon malaise face à une méthode qui a fait la part belle aux etats-majors, aux petits arrangements entre amis, sur un coin de table, dans le plus grand mépris des élus locaux qui font tout le boulot par ailleurs; mon malaise face à un Parti socialiste qui fait semblant de consulter les militants sur des pseudo-votes de « validation » où il n’y a rien à décider. Il me semblait impossible de laisser passer une telle méthode sans marquer le coup, ç'aurait été une trahison à l’égard de toutes les idées que nous avons défendues avec la motion E à Reims. C’est tout cela que j’ai voulu dire, et à quoi je veux rester fidèle, bien plus qu’une question de soutien à telle ou telle personne. Je suis d’autant plus à l’aise sur ce sujet que j'ai toujours dit qu'une fois le vote advenu, je serai la première à faire campagne pour nos candidats sans aucune réserve.

Je vous aurais sans doute dit un mot aussi de ma perception des courants puisque l'inévitable question est celle de leur survie. Dans le fond, je suis comme tout le monde, les courants, les motions, les alliances, les clubs, la pesée permanente des uns et des autres pour savoir qui représente quoi, je m’en fiche un peu. Je n’ai jamais jugé de la valeur d’un homme ou d’une femme politique au trébuchet de son appartenance à un courant, ou à la taille de ses troupes. Se retrouver derrière quelqu’un, l’aider, l’accompagner, lui être fidèle, lui permettre d’aller jusqu’au bout d’une ambition qu’on partage, ça oui, ça peut avoir du sens. C'est ce que je fais, c'est ce que DA fait, auprés de Ségolène Royal. A partir de là, il faut bien s’organiser, mais c’est tout. La seule solution pour que la démocratie vive dans ce parti, c’est la parole et le pouvoir aux militants mais si, et seulement si, ils sont suffisamment nombreux et représentatifs de la diversité française, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Si on regarde bien d'ailleurs, la fameuse motion E, était une motion anti-motion, anti-courant, qui proposait un autre fonctionnement pour le parti. Nous aurions voulu obtenir ce résultat de rénovation par les urnes, proprement : je crois que le résultat sera le même au final, mais par un processus de décomposition un peu plus lent, un peu plus douloureux. C’est tout. Reims a été l’apogée de tout ça : tout le monde a construit son courant, sa motion, son alliance pour battre le mouvement qui se structurait derrière Segolène Royal. ça a marché, mais pour quelques mois. On verra bien que ça donnera, mais Ségolène Royal à mon avis n’est pas vraiment concernée par tout ça. Elle est un peu ailleurs, un peu au dessus de tout cela.

Pour moi, Ségolène, c'est l’opposante à Sarkozy que les Français écoutent : toutes ses déclarations le montrent, heureusement qu’elle est là à 100% de son temps pour faire ce travail pendant que d’autres, c’est une nécessité par ailleurs, font de la politique à un niveau qui intéresse moins les Français. Elle le fait à sa manière, complémentaire de ce que fait Martine Aubry, avec la légitimité qui est la sienne et que personne ne peut lui enlever : celle de l’ex candidate face à Sarkozy, qui a mené presque seule la bataille contre lui. En le faisant, elle est clairement DANS le Parti socialiste, et veut travailler avec sa direction. Mais elle excède le seul parti. Sa différence c'est sa vision et son ambition qui vont au-delà du seul Parti Socialiste ; elle l'a toujours dit, toujours assumé en particulier avec Désirs d’avenir.

Aujourd’hui, il y a ceux dont le rôle est de rassembler les socialistes et les mettre en ordre de marche, ils le font avec plus ou moins de succés. Et il y a Ségolène Royal qui peut aller au-delà, avec sa liberté, sa personnalité, ses idées, sa façon de faire les choses qui doit déjà convaincre au-delà, montrer chaque jour qu’une alternative à gauche est possible, en élargissant les frontières, en créant un espace des possibles capable de séduire une majorité de Français, quelle que soit leur famille politique aujourd’hui. C’est un rôle qui sert le PS, en l’ouvrant sur l’extérieur et en allant chercher des idées nouvelles, libéré peut-être des certaines « pesanteurs » internes qui ralentissent l’action, les réflexions, les propositions.

Reste pour ses partisans entrés à la direction du PS à y défendre une vraie différence: le fonctionnement du Parti. Nous admettons avoir perdu le Congrès : mais nous continuons à faire valoir nos idées sur plus de démocratie interne, plus de respect des militants, plus de débats et de dialogue, plus de nouveaux militants en espérant qu'à terme notre grande et belle idée d'une primaire pour la designation des candidats à la présidentielle puisse l'emporter, c'est la condition de notre réussite. C'est la condition pour que les militants socialistes et plus généralement tous les sympathisants ne se fassent pas voler leur droit à choisir le candidat de la gauche à la prochaine élection presidentielle; C'est la condition enfin pour que ce ou cette candidate ne se retrouve pas comme en 2007 à faire campagne d'abord contre son propre camp. Ce combat là c'est le combat n° 1 de Désirs d'avenir.

Pour ma part, avec un beau secretariat national consacré aux questions de societé, et donc aux valeurs qui la sous-tendent, j'escompte faire entendre ma propre voix: ni entrisme ni dissidence ni emprisonnement, je compte garder ma liberté et faire entrer un peu de l'esprit de Désirs d'avenir dans la direction qui en a tant besoin.

Je profite de ce message, moi qui intervient trop rarement dans ces échanges, mais qui les lit toujours avec appétit, pour remercier les animateurs de DA qui redonnent confiance dans la politique. Je n'ai pas encore trouvé d'espace dans lequel la discussion , les échanges et la construction soient mieux menés, c'est sans doute grace au travail exceptionnel de médiation accompli tous les jours par Fabien Pierre Nicolas et Jean Pierre Mignard.

Segolène Royal nous a fait l'honneur avec Delphine Batho de nous désigner portes parole de ses positions, je conçois aussi ce rôle comme étant au service de Désirs d'avenir.

Amitiés à vous tous,

Najat VALLAUD BELKACEM

26 mars 2009

HUMOUR: A St Quentin, un touriste s’indigne des parachutes dorés

    Avatar          Par lislesnews            sur LE POST

CONTESTATION

 

Le développement du tourisme de masse s’étend désormais à des régions jusqu’ici boudées par la curiosité des vacanciers. C’est ainsi qu’hier les habitants de St Quentin dans l’Aisne ont pu assister à l’arrivée massive de véhicules immatriculés à Paris dans les rues de leur commune.

 

Un rebelle

 

Parmi les occupants, un touriste particulièrement révolté par la conjoncture actuelle s’est permis une incursion dans la réunion du conseil municipal. Accaparant le micro réservé aux intervenants locaux, celui-ci s’est insurgé avec vigueur contre l’attribution de primes de départ exorbitantes versées aux grands patrons de l’industrie. Selon ce résident de la république, en temps de crise, ces parachutes dorés sont de véritables scandales auxquels un gouvernement digne de ce nom doit mettre en terme en légiférant sur le sujet.

 

Au terme d’une prise de parole d’une heure et demie, ce drôle de touriste est remonté dans son véhicule et est rentré dans la capitale. Les St Quentinois espèrent que son appel sera entendu.         

              

                         Par lislesnews

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24 mars 2009

Sous le noisetier : Peuple... médiocrité?

Sarkozy a (encore) besoin de vacances

Après son exercice de «francé» hasardeux au cours de sa visite chez Alstom dans le Doubs, le président de la République s'est encore lâché à Bruxelles devant la presse étrangère en se vantant d'être le co-prince d'Andorre!

Nicolas Sarkozy, chez Alstom, à Ornans
par Mediapart

Est-ce la crise ? Nicolas Sarkozy semble avoir encore lâché les élastiques, succombant chaque jour un peu plus aux charmes de la médiocrité linguistique, convaincu sans doute par quelques andouilles prodigues en conseils en communication, que le parler peuple lui ramènera les suffrages de celui-ci. 

Cette semaine dans le Doubs, lors d’une rencontre avec les salariés d’Alstom, le président qui n’avait déjà pas la sympathie des puristes du verbe a encore franchi un cap, abusant plus que de raison du parler « popu ».
Tombant dans des abysses linguistiques qui en disent long sur ses capacités d’acteur ou sur l’étendue de son ignorance voire, plus inquiétant, sur l’état de fatigue de l’intéressé. Tenant son micro d'une main de rocker, Sarko a lâché quelques perles : « Si y en a que ça les démange d’augmenter les impôts… », « j’préfère qu’vous savez qu’vous soyez avec un actionnaire que vous connaissez ici…», « franchement moi ch’uis profondément européen mais ça me fait quand même bien plaisir que ce soit Alstom qui ramasse des marchés à la pelle plutôt que Siemens ou Mitsubishi » ou encore « On se demande c’est à quoi ça leur a servi ? ».

Peuple synonyme de médiocrité ?
S’en prenant à « ceux qu’ont fait des études », multipliant les prophéties obscures « comme y’aura l’allongement de la durée de la vie, y’aura de plus en plus de gens qui voudront partir faire des tours en croisière » ou les tirades métaphysiques dignes d’un Jean-Claude Van Damme en pleine forme : « l’écologie c’est pas qu’y est que des jardins et plus de boulot pour vos enfants et pour vous ». A sa décharge, Van Damme avait l’excuse de l’ignorance. 

Alors qu'à trop forcer sa nature –rappelons que Sarkozy a fait profession d’avocat et est né à Neuilly-, Sarko confond « peuple » et « médiocrité ». Un indice caractéristique de toute sa politique.(...)

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21 mars 2009

Posez vos questions à Ségolène Royal, sur Daily motion, jusqu'au 25 Mars 09

Ségolène Royal sera le 27, 28, 29 Mars l'invitée spéciale de Dailymotion. Elle invite les internautes à lui poser des questions dans une vaste consultation participative. profitez-en!

Posez vos questions à Ségolène Royal, c'est le moment : utilisez votre webcam, votre téléphone portable ou votre caméra, enregistrez votre question et postez là sur ce groupe !

Vous pouvez envoyer votre question jusqu'au mercredi 25 mars.

http://www.lepost.fr/article/2009/03/18/1462209_segolene-royal-revolutionne-dailymotion_1_0_1.html

Pour le faire c'est très simple:

Comment poser une question à Ségolène Royal? Durée 4'28. Envoyée par segolene-royal.

Le site:

http://www.dailymotion.com/group/questions


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